En linguistique, l’homophonie est une variété d’homonymie désignant le rapport entre deux mots différents possédant la même prononciation — cf. phonétique. L’homophonie se distingue en cela de l’homographie, qui elle, désigne le rapport entre deux mots différents possédant la même orthographe. L’homophonie est très fréquente en français (car elle peut se produire avec la quasi-totalité des mots, mêmes les plus courants) et est la source de fautes d’orthographe très fréquentes :
prémisses et prémices
exhausser et exaucer (« Si tu rêves de grandeur, exhausse-toi et tu seras exaucé. »)
martyr et martyre
satire et satyre peuvent être confondus, mais pas satire et ça tire.
On parle parfois aussi d’homophonie entre deux ou plusieurs mots (ou expressions) quand ces mots (ou expressions) ont des prononciations normalement différentes phonétiquement mais suffisamment proches (paronymes) pour être parfois confondues phonologiquement suivant les accents régionaux ou quand ils sont prononcés dans une autre langue qui ne fait pas de différence claire entre plusieurs phonèmes, ou quand la prononciation de la graphie est incertaine dans cette langue. Mais on devrait plutôt parler dans ce cas de paraphonie.
« (…) L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance
Qu’en un pré de Moines passant,
La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir. Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. «
locution conjugale : selon queest suivi de l’indicatif et de deux éléments coordonnés avec ou.
Selon que Indique une alternative.
Après que : après que est selon les règles grammaticales suivi de l’indicatif, même si l’usage courant tend à le remplacer par le subjonctif, au grand dam des puristes.
Après que ma mère est passée faire le ménage, je ne retrouve plus mes affaires.
Le subjonctif s’emploie comme verbe principal dans une phrase commençant par que, avec valeur d’ordre :
« Que chacun se mette au travail ! » ou de souhait : Que le diable l’emporte ! Que les obstacles à notre projet soient balayés !
Le subjonctif non précédé de que existe:
des expressions consacrées : Vive le Roi !
dans le style littéraire : Passent les jours, les années, ce souvenir ne s’effacera jamais.
ou bien dans Sauve qui peut! (que celui qui peut sauver quelqu’un ou quelque chose le sauve… nous, on s’sauve!)
La coquecigrue est une chimère croisant le coq, la cigogne et la grue. Ce mot a été employé pour la première fois dans la littérature française par Rabelais qui raconte dans Gargantua comment Picrochole, vaincu et chassé de son royaume « fut avisé par une vieille lourpidon que son royaume lui serait rendu à la venue des coquecigrues« . Les coquecigrues se déplacent par bandes d’oiseaux migrateurs, mais dès qu’un humain les aperçoit, l’oiseau qui se trouve en tête pousse un cri perçant pour alerter les autres. Les coquecigrues s’envolent alors vers le ciel et deviennent invisibles.
« Débiter des coquecigrues » signifie raconter une histoire ou un conte, mentir.
« Regarder voler des coquecigrues » signifie se faire des illusions, s’occuper de choses inexistantes, voire ne rien faire du tout.
« Attendre les coqcigrues » signifie espérer contre toute logique.
Les lecteurs attentifs du très célèbre « Harry Potter« , se diront peut être que ce mot ne leur est pas inconnu et pour cause ! c’est effectivement le nom que donne Ginny Weasley au minuscule hibou de Ron, offert par Sirius Black pour le consoler de la perte de Croûtard. Coq est appelé « Pigwidgeon » dans la version anglaise.
Le terme cacographie, du grec κακόςkakos, laid, mauvais, et γράφειν, graphein, écrire, désigne une orthographe erronée ou un mauvais style. Les noms propres sont souvent victimes de cacographies dues à une mauvaise compréhension de l’étymologie ou du passage d’une langue à une autre.
Exemples : Châlons et Chalon ou Castelnaud pour « castel nau » (château neuf).
Bonne idée et belle réalisation pour ce site anglais « Save the Words ». Dans cette magnifique animation sponsorisée par les dictionnaires Oxford, chacun de ces mots en voie de disparition supplie pour que vous l’adoptiez. Il s’agit ici de vieux mots anglophones, lorsque sur vous cliquez sur l’un d’eux, leur définition s’affiche ainsi qu’une invitation à une donation. Pour ma part je n’en connais aucun, et d’autres exemple en France et Québec ont développé cette idée de sauvegarde des mots surannés, désuets, inusités et autres synonymes…
Mots Dépôt, une fondation québequoise pour l’alphabétisation avait proposé cette campagne :
Dans la presse jeunesse, la revue Virgule aux Editions Faton, spécialisée dans le vocabulaire, l’éthymologie, la grammaire et l’orthographe propose à ses jeunes lecteurs d’adopter chaque mois un nouveau mot.
Parmi les attentes des lecteurs, certains mots sont deja réservés :
Les groupes facebook qui répertorient les aneries de ses abonnés sont nombreux. Il existe meme des faux-facebook qui ont comme objet de rassembler selon des themes, des exemples humoristiques des « perles facebook« .
Parmi les plus connus : Faceplouc, et ses « crimes orthographiques » dont voici quelques exemples pas piqués des vers !
Facebook, orthographe et culture générale :
Rejoignez le groupe facebook « Sauvez l’orthographe, Mangez un jeune ! » :
« En plus d’ouvrir l’esprit des gens, la lecture apprend inconsciemment aux lecteurs l’orthographe. »